Les « cheforga », chevilles ouvrières du Tour Eucor

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02/05/2019

Qui se cache derrière la mécanique bien huilée du Tour Eucor ? Comment s’organise-t-on dans les coulisses ? Benjamin Litz, Dennis Wetzel et Peter Härlen, les trois « cheforga » (responsables de l'organisation) du Tour Eucor 2019, nous disent tout, alors que les premiers coups de pédales du tour cycliste seront donnés mercredi 19 juin !

Pouvez-vous vous présenter ?
Benjamin Litz : Je suis alumni du Karlsruher Institut für Technologie (KIT), diplômé en ingénierie économique. Je participe au bon déroulement du tour depuis 2009, d’abord comme membre de la supporting team, puis responsable coopération & relations publiques au sein de l’équipe d’organisation.
Dennis Wetzel : Je suis étudiant en master d’ingénierie économique au KIT. C’est ma première année dans l’équipe d’organisation, où je suis trésorier. L’année précédente, j’ai cuisiné et conduit une camionnette pour la supporting team.
Peter Härlen : Je suis étudiant en master Ingénierie des systèmes embarqués, à l’Université de Fribourg. Après un ans dans l’équipe d’organisation (responsable pour les tracés et l'accueil à Fribourg), je fais partie des cheforga cette année.

Avez-vous déjà participé au tour en tant que cyclistes ?
B. L. : Seulement l’année dernière, pour la première fois ! Nous sommes nombreux à découvrir le tour via son organisation, et à nous glisser dans le peloton comme participants dans un second temps.
D. W. : L’association étudiante Fachschaft WiWi, responsable pour le soutien logistique (supporting team) est basée au KIT. Donc c’est souvent la porte d’entrée vers le tour pour les participants de Karsruhe !

Quelles sont vos missions ?
B. L. : Coordonner le travail de l’équipe d’organisation (douze membres). Chacun est responsable d'un domaine : participants, relations publiques, parcours, séjour dans chaque ville-étape, budget.
D. W. :
À ne pas confondre avec la supporting team (quatorze personnes) qui s’occupe de tous les aspects pratiques pendant le tour : transporter la nourriture et les sacs des participants dans des camionnettes, faire à manger, etc. Cela ne nous empêche pas d'être aussi en contact très régulier avec eux!

Qu’est-ce qui vous plaît dans ces missions ?
B. L. : On a beau tout planifier à l’avance dans les moindres détails, il y a toujours un imprévu. C’est à chaque fois un challenge de bien réagir dans des situations d’urgence, comme par exemple quand on oublie de la nourriture ou du matériel sur place !
D. W. :
Il y a une bonne ambiance et les relations avec les cyclistes sont très sympathiques. On reçoit beaucoup de remerciements, comme quand on les attend en haut d’une côte avec des glaces, ou qu’on les encourage sur le bord de la route.
B. L. : Finalement, il y a tellement une bonne ambiance des deux côtés qu'on ne saurait lequel choisir !

Comment se prépare un Tour Eucor ?
D. W. : On commence un an à l’avance, dès juillet, pour réserver les auberges de jeunesse. Il faut pouvoir héberger plus de 130 personnes, avec un budget limité. Il faut aussi prévoir les repas : pas moins de 600 kg de nourriture seulement pour les repas du midi !
B. L. :  La plupart des réunions sont organisées à Karlsruhe. On essaye de s’appeler régulièrement car c’est parfois long et compliqué de se déplacer entre certaines villes.

Vous occupez-vous des parcours ?
P. H. : Non, c’est le travail de la track team. Ses membres essayent de varier au maximum les étapes, car certains participants reviennent d’une année sur l’autre. Il leur est impossible de tester à l’avance les trente étapes (six groupes de niveau pendant cinq jours). C’est plutôt le travail des guides d’étapes.
Il y a des passages incontournables, comme le Grand Ballon et le Schauinsland. Parmi les highlights du tour cette année : une partie de l'étape 5 du Tour de France 2019 !
B. L. :
Faire arriver chaque groupe au même endroit au même moment midi et soir, c’est un vrai challenge !

Comment le tour s’inscrit dans le projet plus global Eucor ?
B.L. : On rencontre des gens des cinq universités Eucor, de trois pays : on apprend à travailler ensemble. Même si on est proches voisins, il y a forcément des différences culturelles !
D. W. :
On est en contact avec les universités qui apprécient le concept du tour et nous aident notamment pour les lieux d’hébergement (Centre sportif à Strasbourg), les points de rencontre (à Karlsruhe) et financièrement.
B. L. :
À l’origine du projet, en 1998 , il s’agissait de donner corps au réseau Eucor. De quelques participants au début on est désormais 120, et il y a plus de demandes que de places. Les participants proviennent équitablement des cinq universités : on va dans la bonne direction !

Propos recueillis par Edern Appere et Elsa Collobert

Cette année, deux reporters issus de l’Université de Strasbourg, Edern Apperé et Elsa Collobert, se glissent parmi les cyclistes du Tour Eucor… Au quotidien, au gré de cinq jours d’étapes le long du Rhin ou dans la Forêt-Noire et de leurs rencontres, ils rendent compte de leur aventure et de la réalité des liens qui unissent les cinq universités françaises, allemandes et suisse qui composent Eucor – Le Campus européen. 

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