Ma thèse en 180 secondes : les lauréates félicitées

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21/10/14

Université Vie des campus 

Marie-Charlotte Morin et les deux autres finalistes françaises du concours international de vulgarisation scientifique ont été reçues au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Ouahhh ! » C’est toute admirative que Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a chaleureusement félicité les finalistes françaises du concours international « Ma thèse en 180 secondes » lors d’une réception en leur honneur lundi 20 octobre au ministère à Paris, en présence de Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

Après avoir (re)visionné les performances des doctorantes, aux énoncés mystérieux – comme l’indiquait pour sa part en plaisantant la secrétaire d’État – la ministre leur a fait une véritable déclaration d’amour : « Je suis fière de vous, de votre audace, de votre humour, de votre opiniâtreté à travailler au service des autres, de votre capacité à vulgariser vos sujets et à faire ainsi aimer la science. » Il n’en fallait pas moins pour donner le sourire aux directeurs de thèses, présidents d’université présents, dont le président de l’Université de Strasbourg Alain Beretz, et partenaires de l’opération (CNRS et CPU), faisant de ces trois jeunes femmes des emblèmes de l’avenir d’une science ambitieuse et ouverte dans ses rapports à la société.

Besoin de reconnaissance

« Science et société ont besoin de s’ouvrir l’une à l’autre », a affirmé Najat Vallaud-Belkacem, en ayant elle aussi su trouver le brin d’humour adapté à ce moment convivial. « Des thèses ? On se souvient du sujet des chevaliers de l’an 1000 au lac… » Ce célèbre dialogue du film On connaît la chanson d’Agnès Jaoui avait provoqué l’hilarité dans les salles de cinéma, tout en révélant la solitude et la course de fond du chercheur, tout autant que le regard de la société. La ministre a indiqué sa volonté d’amplifier les actions pour mieux faire percevoir ce qui se cache derrière toutes ces recherches, les bienfaits de leurs travaux pour toute la société et plaidé pour la spécificité de la recherche publique fondamentale. « Je pense qu’elle ne doit pas être comptabilisée dans les 3 % de dettes car c’est de l’investissement », a-t-elle indiqué en aparté. Elle n’a pas non plus boudé son plaisir à voir trois jeunes femmes remporter les prix. « La science manque d’attractivité pour les filles, a-t-elle noté, elles peuvent donc donner envie à d’autres. »

De son côté, Marie-Charlotte Morin, notre désormais célèbre lauréate strasbourgeoise, a réaffirmé elle aussi sa demande de plus d’investissement dans la recherche. « Cette reconnaissance est importante, les chercheurs en ont besoin pour avancer. » Nul doute qu’elle marche avec conviction pour faire valoir la place de la recherche partout où elle le peut.

AT

 

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