Un GPS sur les smartphones adapté aux déplacements des malvoyants

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17/06/14

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Depuis plus d’un an, Laurence Rasseneur et ses étudiants de la faculté des sciences du sport travaillent en collaboration avec une équipe de recherche parisienne au développement d’une application smartphone de GPS vocal adapté aux personnes déficientes visuelles. De la randonnée pédestre son application première, à la navigation sur le campus et dans les bâtiments de l’Unistra, il n’y a qu’un pas ou presque ...
Ce week-end, Alexandre Marchois, étudiant en master 1 « activités physiques adaptées » de la faculté des sciences du sport  emmène un petit groupe de randonneurs malvoyants et non-voyants dans la vallée de Val d’Isère, au refuge du Prariond, gravir le col de la Galise (2987m). Objectif : tester une application smartphone de GPS vocal adapté. C’est le projet Tamino qu’il mène avec l’association Yvoir. La finalité, donner la chance aux déficients visuels de pratiquer la randonnée pédestre en pleine nature et en toute autonomie ou presque. Affranchis d’un guide, ils apprennent à se déplacer avec leur smartphone GPS et la canne blanche.

Après le mode « randonnée », un mode « urbain » et un mode « intérieur »

Au départ, cette application smartphone baptisée Navitact, a été conçue et développée par le Pr Farcy et son équipe de l’Université de Paris Orsay. Laurence Rasseneur, responsable de la licence Activités physiques adaptées et santé (APAS) et maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’unistra travaille avec ses collègues parisiens au développement d’un mode « urbain » et d’un mode « intérieur » de cette application. « L’idée est de palier aux difficultés de déplacement des personnes déficientes visuelles dans des environnements où la navigation via GPS classique est inadaptée », explique l’enseignante-chercheuse. En effet, dans les bâtiments ou des milieux dits perturbés (proches d’antennes relais, de lignes électriques, au cœur d’une végétation dense…), le signal GPS est souvent aléatoire voire inexistant et rend la navigation imprécise et dangereuse pour un malvoyant. Lorsqu’une personne se déplace très lentement, le GPS classique atteint également ses limites. « Il faut donc intégrer d’autres informations issues de capteurs comme le gyromètre, le baromètre, etc. Ensuite, il faut élaborer des indications claires : donner des informations de cap horaire à suivre et de distances à parcourir », détaille Laurence.

Se déplacer en toute autonomie sur le campus et dans les bâtiments

« Notre projet est de permettre aux personnes déficientes visuelles de l’université aussi bien les étudiants que les personnels, de se déplacer sur le campus en toute autonomie. Que ce soit d’un arrêt de tram ou de bus vers l’entrée d’un bâtiment ou au sein même d’un bâtiment pour se rendre à une salle de cours, un bureau, la cafeteria ou la scolarité, etc. » Pour que l’application soit fonctionnelle, il s’agit maintenant de définir et intégrer tous les points d’intérêts et d’établir des parcours types. Ces cheminements devront ensuite être testés par des volontaires. C’est pourquoi Laurence Rasseneur travaille en collaboration avec le CCN et la mission handicap. Ce projet encouragé par le vice-président Patrimoine, participe à donner accès à tout pour tous, comme c’est déjà le cas dans les différentes actions du plan campus, notamment dans l’aménagement du parc central. Si tout se passe bien, l’application devrait être disponible en 2016.
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