Start-up : ils ont relevé le défi !

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01/06/2018

Des représentants de la « génération start-up », mise à l’honneur lors de l’événement du 7 juin, évoquent leur projet, leurs réussites et les incontournables difficultés auxquelles ils font face.

De Greenovation à Woodlight : du concept à sa réalisation

S’éclairer à la lumière des plantes : c’est l’idée à la fois simple et révolutionnaire que Ghislain Auclair a eue après sa thèse en épigénétique, obtenue en 2015. Une manière de répondre aux problématiques de pollution et de surconsommation d’énergie dans les villes.
Si leur concept leur a valu plusieurs prix (Pépite France, Docteurs-entrepreneurs, Puls’innov), Ghislain et ses deux associés se sont rapidement confrontés à l’épreuve de la réalisation concrète. « Notre grande lacune était de ne pouvoir accéder à un laboratoire scientifique, aujourd’hui comblée grâce au statut d’étudiant-entrepreneur obtenu par Rose-Marie, inscrite au diplôme universitaire (DU) éponyme », explique Ghislain Auclair. Tous deux n’ont cessé de suivre des formations entrepreneuriales et de poursuivre le travail de fond sur le projet, touchant à la bio-informatique. En parallèle, Ghislain Auclair a rejoint le Pôle Pépite Etena afin de mettre en place des laboratoires type fab-lab pour les jeunes entrepreneurs – comme lui - à l’Unistra. Quant à Rémy Kreder, le chimiste de l’aventure, des raisons personnelles l’ont amené à quitter le projet. « Rose-Marie se concentre désormais en priorité sur la réalisation de notre preuve de concept, étape cruciale pour l’avancement du projet. » Le travail sur cette partie expérimentale a été permise par l'ouverture du Biotech-Lab, à Illkirch, en février de cette année. Prochaine étape : la création officielle d’une SAS, rebaptisée Woodlight*.
« Nous proposerons un pitch le 7 juin, pour faire présenter notre projet au plus grand nombre. »

* Le projet était à l’origine nommé « Greenovation ».

L’ordinateur alsacien modulaire et durable dans les starting-blocks pour le crowdfunding

Depuis qu’ils ont obtenu le prix Pépite, en septembre 2017, Valentin Pohu et ses acolytes ne ménagent pas leurs efforts pour réunir la somme de 50 000 € nécessaire pour prototyper leur première gamme d’ordinateurs « modulaires et durables 100 % Made in Alsace ». L’étape suivante, ce sera le lancement d’une campagne de crowdfunding, de type prévente. « Les acheteurs auront le choix entre trois gammes d’ordinateurs portables, de 500 à 1 300 €, tous équipés d’un écran détachable qui peut se transformer en tablette et de pièces facilement remplaçables. »
En attendant, le prototypage se poursuit, « dans la limite de nos petits moyens. Nous avons accéléré le développement de notre plate-forme de veille technologique et industrielle, Serge. » Des partenariats ont été noués, notamment avec l’organisme européen Climate KIC (car la dimension environnementale est inscrite dans l’ADN du projet), ou sont en projet, par exemple avec la région Grand Est. Les quatre associés ont encore passé avec succès la première phase de sélection du concours La Fabrique Aviva, grâce aux votes du public. Et, parce que l’attachement aux ressources numériques libre est une autre composante-clé du projet, « nous participerons aux Rencontres mondiales du logiciel libre, en juillet prochain, à l’Unistra. Au programme : le pilotage d’un débat intitulé "Comment le logiciel libre peut-il apporter plus d’indépendance à l'Europe et comment le promouvoir à ce niveau ?" ».

Le kit artistique Hors Piste en bonne voie de réalisation

Rencontrée en février 2016, Sandra Willauer, a parcouru bien du chemin depuis. Son projet Hors Piste, qui lui avait valu les félicitations de son jury de diplôme à la Haute écoles des arts du Rhin (Hear), est en passe de se concrétiser. « Nous allons commencer très prochainement l’édition de ce kit d’activités créatives adaptées à la déficience intellectuelle, qui va pouvoir être commercialisé (en pré-commande). »
Sandra travaille désormais main dans la main avec un associé, Thibaut Schell, designer industriel, camarade de promotion qui collabore au projet depuis ses débuts. Du statut d’étudiant entrepreneur, elle est passée à celui d’entrepreneur « tout court », optant avec son associé pour la création de Cynara, « un studio créatif spécialisé en design, communication et pédagogie, sous forme de SAS ».
Ce sont les revenus tirés des prestations de services de cette activité à quatre mains (design d’objets, mobilier de scénographie, conception de supports pédagogiques, de supports de médiation culturelle, etc.), ainsi que de divers autres financements que Sandra et Thibaut sont allés chercher l’année écoulée, qui ont permis la mise en route de la production des kits Hors piste. Fidèle à l’esprit de son projet, Sandra Willauer compte bien « collaborer avec des Etablissements et services d’aide par le travail (Esat) pour y faire réaliser un maximum d’étapes de la fabrication ».

Elsa Collobert

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