Intitulé du profil : Biologie cellulaire / Biologie du développement
Corps : ☒ MC ☐ PR Section CNU : 65
Numéro du support : 260138/0305
Article de publication : recrutement au titre du 1° du I de l'article 26 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 modifié
Date de prise de fonction : 01/09/2026
Composante de rattachement : Faculté des sciences de la vie
Nom de la directrice : Mme Sylvie FOURNEL
Unité de recherche : Modèles insectes d'immunité innée (M3I) - Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC) – UPR 9022
Nom du directeur : M. Jean-Luc IMLER
Ou
Unité de recherche :Institut de génétique et de Biologie Moléculaire et cellulaire (IGBMC) - UMR 7104
Nom du directeur : M. Patrick SCHULTZ
Descriptif Enseignement :
Intitulé du profil Enseignement : Biologie cellulaire et biologie du développement
La personne recrutée sera affectée à la Faculté des Sciences de la Vie. Elle enseignera en Biologie du développement dans le cadre des unités d’enseignement de la licence Mention Sciences de la Vie et de la Mention de master Sciences du Vivant.
La personne recrutée viendra renforcer l’équipe pédagogique de biologie du développement et des cellules souches, au sein de la discipline de biologie cellulaire-biologie animale.
Elle assurera des enseignements sur la biologie du développement animal et des cellules souches en licence deuxième et troisième année, en particulier dans les UE « Initiation et développement » et « Épigénétique, identités et activités cellulaires ». Elle assurera également des enseignements de TP et/ou TD en biologie cellulaire en licence. En master, elle interviendra dans différentes UE du parcours Génétique, développement et cellules souches.
Elle devra proposer des innovations pédagogiques et participer aux UE de méthodologie du travail universitaire et d’accompagnement du projet étudiant.
Les champs des connaissances et compétences maitrisés devront couvrir plusieurs secteurs parmi : la biologie du développement, l’usage des animaux modèles, les cellules souches, la culture cellulaire 2D et 3D, la dynamique des populations cellulaires, les voies de signalisation, les facteurs génétiques et les modifications épigénétiques.
Enfin, la personne recrutée participera également aux UE transversales de Licence, telle que "Méthodologie du travail universitaire et démarche scientifique" et/ou "Accompagnement du projet étudiant"
Langue d’enseignement : Français
Nom & coordonnées de la personne à contacter pour tout renseignement complémentaire :
Vincent Leclerc : v.leclerc@unistra.fr
Sylvie Raison : raison@unistra.fr
Descriptif Recherche :
Intitulé du profil Recherche : Biologie du développement
Pour l’UPR 9022, M3i, IBMC :
L’équipe « immunité antivirale chez les insectes : aspects conservés au cours de l’évolution et innovations » s’intéresse aux mécanismes de résistance aux infections virales chez les insectes, en s’appuyant notamment sur le modèle de la mouche drosophile. Le laboratoire a mis au point une méthode exploitant la voie de signalisation cGAS-STING pour identifier dans chaque espèce d’insecte un répertoire d’une centaine de gènes dont l’expression est corrélée à la résistance aux virus. Un objectif majeur de l’équipe pour les prochaines années sera d’identifier de nouveaux gènes antiviraux et d’étudier le mode d’action des facteurs qu’ils codent.
Dans ce contexte, la personne candidate présentera un projet de recherche visant à caractériser la biologie cellulaire de nouvelles molécules impliquées dans la résistance aux infections virales. Elle exploitera pour cela les atouts du modèle drosophile ou de systèmes de culture cellulaire pour déterminer les sites d’expression des protéines cibles dans l’organisme et leurs localisations intracellulaires. Elle s’appuiera sur des techniques d’imagerie avancées pour caractériser leur régulation dans des cellules sauvages ou mutées pour des gènes clés de l’immunité et étudier leur fonction, notamment dans un contexte d’infection aux stades larvaires et adultes. La personne recrutée bénéficiera des plateformes techniques de l’IBMC, notamment l’insectarium, et du soutien des personnels CNRS et Unistra de l’équipe, avec lesquels elle travaillera en étroite collaboration.
Pour l’UPR 9022, M3i, IBMC :
L’équipe « Relations hôte-Pathogène et Résilience" de l’Unité Modèles Insectes d’Immunité Innée étudie les défenses intégrées de l’organisme contre les infections en utilisant le modèle drosophile dans plusieurs infections bactériennes ou fongiques par diverses voies de contamination. Un lien conceptuel qui unit les défenses de l’hôte dans ces différents modèles d’infection est l’existence d’une deuxième dimension en sus des réponses immunitaires, lesquelles ciblent directement le pathogène. Il s’agit de la capacité de l’organisme à endurer les attaques de multiples facteurs de virulence des pathogènes voire de réparer les dommages occasionnés, par exemple en neutralisant les effets de toxines microbiennes ou en remédiant aux effets nocifs de ces toxines. C’est par exemple le cas des entérocytes exposés à une toxine formant des pores sécrétée par une bactérie ingérée : en réponse, ceux-ci extrudent leur cytoplasme apical, se débarrassant ainsi des organites endommagés, des toxines et aussi des bactéries traversant l’épithélium intestinal. Un épithélium intestinal normal et non aminci est restauré en moins de 24 heures. Ce phénomène de purge cytoplasmique est donc un mécanisme de résilience aux infections (résilience aussi connue sous la dénomination de tolérance à la maladie infectieuse).
Dans ce contexte, la personne candidate présentera un projet de recherche visant à comprendre les mécanismes de purge cytoplasmique au niveau des entérocytes mais aussi de leurs conversations moléculaires avec les hémocytes dans le cadre d’une réponse physiologique intégrée au niveau de l’organisme entier. Il s’agira en particulier d’identifier les sous-populations d’hémocytes impliquées dans ce processus et nécessaires au déclenchement de la purge. A cet effet, elle exploitera la richesse des outils disponibles chez la drosophile, les connaissances obtenues sur les populations d’hémocytes de cet organisme, ainsi que l’analyse de résultats obtenus par des techniques de « single cell RNAseq » en contexte normal et infectieux. Ce projet s’appuiera aussi sur des techniques d’imagerie avancées pour déterminer si les interactions entre hémocytes et entérocytes sont directes ou indirectes, pérennes ou transitoires. A cet effet, la personne recrutée s’appuiera sur les plateformes techniques de l’IBMC et du Campus Esplanade et bénéficiera du soutien des personnels CNRS et Unistra de l’équipe, avec lesquels elle travaillera en étroite collaboration.
Pour l’UMR 7104, IGBMC : Neurodéveloppement atypique dans l’autisme
La personne candidate retenue rejoindra l’équipe « étude de réarrangements chromosomiques dans les troubles neurodeveloppementaux » dirigée par Christelle Golzio, directrice de recherche Inserm dans l’unité UMR7104 à l’IGBMC. Les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement neurologique souvent accompagnés d'anomalies crânio-faciales et gastro-intestinales, deux comorbidités qui, bien que distinctes, ont une origine développementale commune dans la crête neurale. L’équipe d’accueil propose que ces comorbidités découlent d'une différenciation anormale des cellules de la crête neurale (CCN) au cours de l'embryogenèse, induite par des altérations de gènes remodelant la chromatine.
Le projet développé par la personne recrutée visera à étudier le rôle de facteurs de remodelage de la chromatine dans la différenciation des CCN, en combinant des modèles cellulaires (cellules souches pluripotentes induites humaines, hiPSC) et des modèles animaux. L’objectif est de mieux comprendre comment la dérégulation de ces facteurs contribue aux comorbidités multi-organes observées chez les personnes atteintes de TSA syndromique. En collaboration étroite avec les membres de son équipe d’accueil, la personne recrutée développera ce projet dans le cadre du neurodéveloppement normal et pathologique, en bénéficiant des nombreuses plateformes techniques de l’IGBMC, allant des approches génomiques et comportementales aux analyses cellulaires et moléculaires.
La personne candidate devra posséder une solide expérience en recherche dans les domaines du neurodéveloppement et de la génétique humaine ainsi que des compétences confirmées en utilisation de modèles d’animaux (la maitrise du modèle poisson zèbre serait un plus) et en analyse de données transcriptomiques.
Nom & coordonnées de la personne à contacter pour tout renseignement complémentaire :
Jean-Luc Imler : jl.imler@unistra.fr
Christelle Golzio : golzioc@igbmc.fr
Compétences attendues :
- Maîtriser les concepts clés de la biologie cellulaire et la biologie du développement et être en capacité à les transmettre aux étudiant.e.s aux niveaux licence et master.
- Concevoir et gérer de enseignements pratiques et superviser des groupes d'étudiant.e.s dans ces travaux.
- Utiliser des méthodes pédagogiques variées, adaptées aux besoins des étudiant.e.s (travaux pratiques, pédagogie inversée, apprentissage actif, etc.), et intégrer des outils numériques dans l'enseignement.
- Travailler de manière collaborative avec les autres enseignant.e.s, cherch.eurs.euses et équipes pédagogiques pour améliorer les programmes et les enseignements.
Mise en situation professionnelle :
Le recrutement sur ce poste fait l’objet d’une mise en situation professionnelle : OUI
Descriptif de la mise en situation professionnelle :
Une mise en situation professionnelle est prévue. Chaque personne candidate retenue pour les auditions devra présenter un cours d'une durée de 10 minutes maximum sur un thème imposé (thème qui sera communiqué au moment de la convocation) en l’adaptant à un public d’étudiants de niveau L2 (contenant des éléments théoriques et méthodologiques). La mise en situation professionnelle sera suivie de 10 minutes de questions et aura lieu uniquement devant les membres du comité de sélection.
Présentation de la composante :
La Faculté des sciences de la vie de l’Université de Strasbourg, localisée sur le Campus central de l’Université, se consacre à la formation des étudiant.e.s dans la plupart des grands domaines de la biologie. La Faculté accueille un peu plus de 2300 étudiant.e.s inscrit.e.s en licence et en master et compte une équipe pédagogique de plus de 150 enseignant.e.s et de 42 ingénieur.e.s, personnels administratifs et techniques. Outre ses missions dans l’enseignement et la recherche, elle est aussi en charge de structures de conservation et de développement du patrimoine scientifique comme le Jardin botanique et l’Herbier de l’Université de Strasbourg.
Notre offre de formation propose une licence mention Sciences de la vie et un master mention Sciences du vivant. La licence est une formation pluridisciplinaire qui vise à apporter aux étudiant.e.s les connaissances de base, les concepts et les méthodes d’étude de la biologie actuelle. Elle s’articule autour de 8 parcours mis en place pour assurer une diversité d’objectifs et permettre à chaque étudiant.e une formation en adéquation avec son projet. Un parcours franco-allemand avec un double diplôme vient compléter dès la première année l’offre de formation en licence.
La mention de master « Sciences du vivant » regroupe 16 parcours qui s’appuient sur les compétences des laboratoires de recherche associés à la Faculté des sciences de la vie. Ces unités associées au CNRS, à l’INSERM ou à l’INRAE regroupent 85 équipes de recherche dans lesquels les enseignant.e.s–cherch.eur.euse.s assurent leur mission de recherche.
L’objectif essentiel de la Faculté et de ses équipes est d’apporter une formation diplômante de qualité aux étudiant.e.s afin de les rendre acteurs de leur cursus et de leur permettre à terme de s’insérer efficacement dans la vie active.
Date et heure limites de dépôt en ligne des candidatures : 03.04.2026 à 16h (heure de Paris)
Il est impératif de respecter les modalités de constitution du dossier définies par l’arrêté du 7 février 2025 modifiant l’arrêté de 6 février 2023. Aucune pièce complémentaire ne pourra être acceptée après la date de clôture du dépôt des dossiers de candidature. Tout dossier INCOMPLET sera DECLARE IRRECEVABLE. Les documents administratifs en langue étrangère doivent être impérativement traduits en français (rapport de soutenance y compris). Nous vous encourageons à déposer votre dossier de candidature dès l'ouverture de la campagne, si nécessaire vous pourrez modifier votre dossier de candidature avant la date de clôture.
En cas de difficulté administrative, vous pouvez contacter le Bureau de recrutement des personnels enseignants de la DRH (drh-recrut-ens@unistra.fr).
Informations portail européen EURAXESS :
Job profile : Cell biology and developmental biology
Research fiels : Cell biology and developmental biology
Teaching profile :
The successful candidate will be assigned to the Faculty of Life Sciences. They will teach Developmental Biology as part of the teaching units for the Bachelor's degree in Life Sciences and the Master's degree in Life Sciences.
The successful candidate will strengthen the teaching team for Developmental Biology and Stem Cells, within the discipline of Cell Biology-Animal Biology.
They will teach animal developmental biology and stem cells in the second and third years of the bachelor's degree program, particularly in the “Initiation and Development” and “Epigenetics, Identities, and Cellular Activities” teaching units. They will also teach practical and/or tutorial classes in cellular biology in the bachelor's degree program. At the master's level, she will teach various courses in the Genetics, Development and Stem Cells program.
She will be expected to propose innovative teaching methods and participate in courses on academic methodology and student project support.
The fields of knowledge and skills mastered must cover several areas, including: developmental biology, the use of animal models, stem cells, 2D and 3D cell culture, cell population dynamics, signaling pathways, genetic factors, and epigenetic modifications.
Finally, the successful candidate will also participate in cross-disciplinary Bachelor's degree courses, such as “University Work Methodology and Scientific Approach” and/or “Student Project Support.”
Research profile :
For UPR 9022, M3i, IBMC:
The team working on “antiviral immunity in insects: aspects conserved during evolution and innovations” is interested in the mechanisms of resistance to viral infections in insects, based in particular on the Drosophila fly model. The laboratory has developed a method using the cGAS-STING signaling pathway to identify a repertoire of around 100 genes in each insect species whose expression is correlated with resistance to viruses. A major objective of the team for the coming years will be to identify new antiviral genes and study the mode of action of the factors they encode.
In this context, the candidate will present a research project aimed at characterizing the cellular biology of new molecules involved in resistance to viral infections. To do this, he/she will exploit the advantages of the Drosophila model or cell culture systems to determine the sites of expression of target proteins in the organism and their intracellular locations. He/she will use advanced imaging techniques to characterize their regulation in wild-type or mutated cells for key immunity genes and study their function, particularly in the context of infection in the larval and adult stages. The successful candidate will have access to the IBMC's technical platforms, including the insectarium, and will receive support from the team's CNRS and Unistra staff, with whom they will work closely.
For UPR 9022, M3i, IBMC:
The “Host-Pathogen Relations and Resilience” team at the Innate Immunity Insect Models Unit studies the body's integrated defenses against infection using the Drosophila model in several bacterial or fungal infections through various routes of contamination. A conceptual link that unites host defenses in these different infection models is the existence of a second dimension in addition to immune responses, which directly target the pathogen. This is the organism's ability to withstand attacks from multiple virulence factors of pathogens and even repair the damage caused, for example by neutralizing the effects of microbial toxins or remedying the harmful effects of these toxins. This is the case, for example, with enterocytes exposed to a pore-forming toxin secreted by ingested bacteria: in response, they extrude their apical cytoplasm, thereby getting rid of damaged organelles, toxins, and also bacteria passing through the intestinal epithelium. A normal, unthinned intestinal epithelium is restored in less than 24 hours. This phenomenon of cytoplasmic purging is therefore a mechanism of resilience to infections (resilience also known as tolerance to infectious disease).
In this context, the candidate will present a research project aimed at understanding the mechanisms of cytoplasmic purging in enterocytes, as well as their molecular conversations with hemocytes as part of an integrated physiological response at the whole-organism level. In particular, the aim will be to identify the hemocyte subpopulations involved in this process and necessary for triggering purging. To this end, he/she will exploit the wealth of tools available in Drosophila, the knowledge gained on the hemocyte populations of this organism, and the analysis of results obtained by single-cell RNAseq techniques in normal and infectious contexts. This project will also rely on advanced imaging techniques to determine whether interactions between hemocytes and enterocytes are direct or indirect, permanent or transient. To this end, the successful candidate will have access to the technical platforms of the IBMC and the Esplanade Campus and will benefit from the support of the CNRS and Unistra staff of the team, with whom they will work closely.
For UMR 7104, IGBMC: Atypical neurodevelopment in autism
The associate professor will join the “study of chromosomal rearrangements in neurodevelopmental disorders” team led by Christelle Golzio, Inserm research director in the UMR7104 unit at the IGBMC. Autism spectrum disorders (ASD) are neurodevelopmental disorders often accompanied by craniofacial and gastrointestinal abnormalities, two comorbidities which, although distinct, have a common developmental origin in the neural crest. The host team proposes that these comorbidities result from abnormal differentiation of neural crest cells (NCCs) during embryogenesis, induced by alterations in chromatin remodeling genes.
The project developed by the recruited person will aim to study the role of chromatin remodeling factors in NCC differentiation, combining cellular models (human induced pluripotent stem cells, hiPSCs) and animal models. The objective is to better understand how the deregulation of these factors contributes to the multi-organ comorbidities observed in people with syndromic ASD. Working closely with members of their host team, the successful candidate will develop this project within the context of normal and pathological neurodevelopment, benefiting from the IGBMC's numerous technical platforms, ranging from genomic and behavioral approaches to cellular and molecular analyses.
The candidate must have solid research experience in the fields of neurodevelopment and human genetics, as well as proven skills in the use of animal models (proficiency in the zebrafish model would be a plus) and transcriptomic data analysis.
Expected skills :
- Master key concepts in cell biology and developmental biology and be able to convey them to undergraduate and graduate students.
- Design and manage practical courses and supervise groups of students in this work.
- Use a variety of teaching methods tailored to students' needs (practical work, flipped classroom, active learning, etc.) and integrate digital tools into teaching.
- Work collaboratively with other teachers, researchers, and teaching teams to improve programs and teaching.