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Propagande graphique. Photomontage et culture de l'imprimé dans la France des années 1930 de Max Bonhomme

Mis à jour le 17 déc. 2025 |

Temps de lecture : 1 min |

Publié le 17 déc. 2025

Couverture de Propagande graphique. Photomontage et culture de l'imprimé dans la France des années 1930 de Max BONHOMME

Explorant les croisements entre réseaux militants, artistiques et éditoriaux, Max Bonhomme propose dans cet ouvrage, richement illustré, une contribution à l’histoire sociale du graphisme. Il montre que le photomontage a été pensé comme une tentative de politisation de l’art par les moyens du graphisme, dans un contexte de lutte contre la montée du fascisme.

Tour d’horizon des pratiques de photomontage dans la France de l’entre-deux-guerres, Propagande graphique envisage les productions graphiques dans leur contexte artistique, éditorial et politique. Il interroge la réception dans le contexte français de cette forme spécifique de communication par l’image qu’est le photomontage, un procédé d’abord promu par les dadaïstes allemands et les constructivistes russes. L’étude de la production imprimée des organisations de gauche met en évidence des phénomènes de circulation d’images et de formules graphiques, entre l’URSS, l’Allemagne et la France. L’ouvrage décrit notamment les stratégies visuelles et éditoriales des organisations communistes, dont le Parti communiste français et le Secours ouvrier international, mais aussi les débats à la fois artistiques et politiques qui animent le milieu du graphisme, dans un moment charnière pour la définition de cette discipline.
Max Bonhomme analyse le symbolisme historique à l’œuvre dans les photomontages ainsi que les enjeux techniques en matière de production et de reproduction graphique. L’analyse des images met en évidence les possibilités rhétoriques offertes par ce procédé, dans sa capacité à « faire parler » le document photographique, à en orienter le sens. Par rapport au présent de l’instantané photographique, le photomontage opère un montage de temporalités hétérogènes, mettant en relation non seulement l’histoire des révolutions au passé, mais aussi la projection d’un avenir dans le socialiste, sous la forme d’« images prospectives ».
En prêtant une attention particulière à la fois aux conditions de production, aux réseaux d’acteurs et aux discours de légitimation, Max Bonhomme propose un essai en iconologie politique qui en même temps se situe au plus près de la matérialité des images, par l’analyse des médias, des supports et techniques graphiques.

Max Bonhomme est maître de conférences en histoire du design à la Faculté des arts de l’Université de Strasbourg, membre de l’unité de recherche Approches contemporaines de la création et réflexion artistiques (Accra).et co-responsable du Master « Design graphique et cultures visuelles ».

Collection « Histoire contemporaine », Éditions de la Sorbonne – Paris
384 pages, 108 illustrations
Date de parution : 30 octobre 2025
ISBN : 9791035110673
La publication de cet ouvrage a été soutenu par le conseil de publication de l’université de Strasbourg

A venir :
« Couper, coller, imprimer : le photomontage politique au XXe siècle »
à La Contemporaine, Nanterre, du 19 novembre 2025 au 14 mars 2026
Commissaires : Max Bonhomme et Aline Théret
 

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