Des coups de pouce aux étudiants pour la prochaine rentrée

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20/04/2018

Le Plan étudiants annoncé fin octobre par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation décline un certain nombre de mesures visant à améliorer les conditions de vie des étudiants. Ilyas Kenadid, vice-président Vie universitaire (VPVU) de l’Université de Strasbourg, nous en dit plus.

Première mesure importante : la suppression des droits de Sécurité sociale…
Dès la rentrée 2018, les étudiants rejoindront le régime général. Conséquence directe : on passe d’une cotisation de 217 à… 0 €. Je me réjouis de la fin du régime de sécurité sociale étudiante, qui avait fait la preuve de son inefficacité et qui était pointé du doigt depuis de nombreuses années [la Fédération des associations générales étudiantes-Fage, première organisation étudiante de France, réclamait sa suppression ; Ilyas Kenadid appartenait à cette organisation jusqu’à sa prise de fonction de VPVU, N.D.L.R.].  Bien sûr, les étudiants garderont la possibilité de souscrire à des mutuelles complémentaires. L’autonomie gagnée par rapport aux parents est conservée dans le nouveau système, en fonction du choix de l’étudiant. Seuls les néo-bacheliers seront concernés par ce changement en 2018-2019, qui devrait être étendu ensuite à tous.

Qu’est-ce que la nouvelle « contribution vie étudiante » ?
D’un montant de 90 €, celle-ci vise à remplacer différentes cotisations, optionnelles ou non, touchant à la santé étudiante, à la culture et au sport (voir infographie). On gagne donc en simplicité et lisibilité des dépenses liées à la vie étudiante. Un point fait encore débat aujourd’hui : la part des droits d’inscription de chaque étudiant allouée au Fonds développement et de solidarité des initiatives étudiantes-FDSIE (lire encadré) sera-t-elle prélevée sur cette contribution vie étudiante ?  Si c’est le cas, cela réduirait d’autant notre marge de manœuvre pour mettre en place des projets structurants, que nous espérons possibles grâce justement à cette nouvelle contribution. Il faut savoir que la totalité des 90 € n’iront pas à l’université : il est question qu’elle ne reçoive que 40 €, le reste étant reversés au fond de solidarité du Crous. Sur ce sujet nous attendons les arbitrages de la Conférence des présidents d’université (CPU).

Quels sont les projets structurants dont vous avez parlé ?
Je pense à la mise en place d’un véritable centre de santé étudiant, avec davantage de médecins généralistes et de spécialistes. Mais aussi au financement de notre Association sportive, qui contribue au rayonnement de l’université. A l’échelle de tous les étudiants, il s’agit aussi de financer un équipement de grande envergure, le nouveau centre sportif, aux horaires d’ouverture élargis (soirs et week-ends).
Côté culture, une réflexion est actuellement menée avec le vice-président en charge de cette question, Mathieu Schneider, pour refonder la Carte culture, puisque désormais tous les étudiants en seront automatiquement titulaire. Il est par exemple question de la coupler au « Pass Culture » national.

Les boursiers étant exemptés de la contribution vie étudiante, n’y a-t-il pas un risque de créer des déséquilibres entre établissements ?
Si, c’est pour cela qu’il est question de mettre en place un fond de solidarité national rééquilibrant les disparités entre académies, dont les taux d’étudiants boursiers peuvent varier du simple au double.

Le Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE) : késako ?

Le FSDIE subventionne des projets d’ordre culturel, social, sportif… portés par des étudiants. Près de 170 000 € ont été accordés en 2016, lors de commissions réunies quatre fois par an. Chaque étudiant (excepté les boursiers) y contribue au moment de son inscription, à hauteur de 16 €.

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