La proximité des universités du Campus européen, un grand atout pour les cotutelles de thèse

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31/03/16

Étudiant / chercheur étrangers Formation 

Lydia Beil, doctorante en droit, prépare sa thèse franco-allemande en cotutelle à l’Albert-Ludwigs-Universität Freiburg et l’Université de Strasbourg. Après cette cotutelle, elle pourra poursuivre une carrière universitaire ou travailler dans une entreprise, de part et d’autre du Rhin. Grâce à la proximité géographique des deux universités, elle peut faire sa recherche sur place à tout moment.

Du droit comparé au cœur de l’Europe

Lydia Beil rédige sa thèse en droit de la vente sous l’angle de la protection des consommateurs : « L’Union Européenne est en train de mettre en place des règles communes pour le droite de la vente. Ma thèse s’adresse aux législateurs européens et nationaux car je compare la situation en France et en Allemagne en tenant compte d’autres conventions internationales afin de voir quelles règlementations sont les meilleures. »

Un des grands atouts des universités du Campus européen réside dans leur proximité géographique au cœur de l’Europe. « Il est exceptionnel de pouvoir se rendre sur les deux lieux de recherche à tout moment. » Pourtant, l’organisation d’une cotutelle ne va pas de soi : avant de commencer il y a trois ans, le défi consistait à trouver un directeur de thèse strasbourgeois maîtrisant les deux langues. M. Bauerreis, d’origine allemande, s’est engagé à remplir cette fonction. La doctorante, basée à Kehl, travaille comme assistante de recherche pour son directeur de thèse allemand M. von Hein. Elle se déplace deux fois par semaine à Freiburg, en proposant même un covoiturage pour les étudiants du Master droits européens d’Eucor – Le Campus européen. Et pour compléter sa recherche du côté français, elle se rend régulièrement à l’Université de Strasbourg.

Échanges de chercheurs internationaux

Afin d’avoir un accès facile aux services universitaires, Lydia Beil est inscrite aux deux universités avec lesquelles elle a signé son contrat de cotutelle ce qui la soumet à certaines contraintes : « Je devrai passer trois examens oraux à Freiburg et soutenir ma thèse à Strasbourg devant quatre professeurs car les universités ne reconnaissent pas les épreuves de l’autre établissement. » Malgré ce travail supplémentaire, Lydia Beil apprécie ce dispositif. Elle profite des conférences pour les doctorants internationaux et de nombreuses rencontres permettant d’échanger avec d’autres chercheurs d’Allemagne, de France et d’autres pays. L’intensification des échanges de chercheurs entre les universités partenaires du Campus européen et la mise à jour de la convention de cotutelle Eucor font, par ailleurs, partie du projet interreg « Structures transfrontalières » du Campus européen validé en Décembre 2015. Après sa cotutelle, Lydia Beil aimerait bien travailler dans un environnement franco-allemand. Grâce à ses travaux de recherche et ses expériences interculturelles, elle dispose en effet de toutes les compétences requises pour s’engager dans cette voie.

Miriam Hagmann-Schlatterbeck

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