De Novossibirsk à Strasbourg, parcours d’une jeune post-doctorante

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04/06/14

International Étudiant / chercheur étrangers 

Fin avril, Antonina Fedorova a reçu le prix Lavrentiev 2014 décerné par l’Ambassade de France en Russie, à des jeunes chercheurs russes ayant choisi la France pour faire un post-doctorat. L’occasion de découvrir ce qui l’a menée jusqu’à Strasbourg.
Cette jeune femme brune, souriante et avenante fêtera ses 28 ans à la fin du mois de juin et sa carrière scientifique est déjà prometteuse. Née à Novossibirsk, elle a également grandi et étudié dans cette ville, dans un milieu plutôt intellectuel puisque ses deux parents sont scientifiques. Après des études équivalant à un diplôme d’ingénieur puis une thèse en biochimie, elle décide de prendre l’air et de quitter la Russie pour faire un post-doctorat. « Après ma thèse, je voulais travailler dans le domaine de la virologie, sur un sujet plus concret, plus utile pour la société. J’ai postulé à une offre d’emploi de post-doctorat mise en ligne par le Dr Schuster1 sur le site de Nature jobs et c’est comme cela que je suis arrivée à Strasbourg », explique la jeune chercheuse. D’autre part son ancienne directrice avait elle-même fait quelques séjours de recherche à l’Université de Strasbourg  et a approuvé son choix. « Lorsque l’on étudie ou l’on fait de la recherche en Russie, ce n’est pas toujours simple d’assister à des colloques scientifiques ou de voyager à l’étranger », ajoute Antonina. C’est ce qui l’a poussée à quitter sa ville natale ! Son profil a retenu l’attention du Dr Schuster par la diversité de ses compétences et ses expériences professionnelles. « D’autres postulants avaient plus d’expertises en virologie qu’Antonina, mais elle avait une expérience de management de projet en entreprise, dans la valorisation de la recherche et déjà 4 publications scientifiques à son actif témoignant de la qualité de son travail », souligne Catherine Schuster. Une interview sur skype a confirmé l’intuition de la chercheuse et permis de finaliser le recrutement. « Antonina est ultra ouverte au monde, elle s’est tout de suite intégrée et adaptée à son nouvel environnement, la France, Strasbourg, le laboratoire », s’enthousiasme sa directrice. Dynamique, sportive, ouverte et curieuse, Antonina va facilement à la rencontre des gens et adore voyager. Résultat : un réseau d’amis et de connaissances à travers l’Europe et dans le monde.

Découvrir de nouveaux horizons géographiques et scientifiques

Voilà déjà huit mois que la jeune chercheuse russe est installée à Strasbourg et travaille au sein de l’Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques. Son objectif est de développer un système de criblage afin d’identifier des inhibiteurs d’une protéine ribosomale baptisée RACK1, nécessaire à la propagation de certains virus comme celui de l’hépatite C. Pour mener à bien ce projet, Antonina est recrutée pour deux ans sur un financement IdEx2. Lorsqu’on lui demande où elle se voit dans deux ans, elle ne le sait pas encore mais ce qui est certain, c’est que cela ne sera pas en Russie dans l’immédiat ! « Je suis tombée amoureuse de Strasbourg, mais j’ai encore envie de découvrir d’autres horizons, en fonction des opportunités de carrière qui se présenteront ». Anne-Isabelle Bischoff

1 Directrice de Recherches Inserm, Directrice adjointe de l’UMR1110: Interactions virus-hôte et maladies hépatiques à  l’Institut de Recherche sur les Maladies Virales et Hépatiques, - Laboratoire d'Excellence HepSYS
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