Une rencontre pour revisiter le concept de résistance

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07/09/16

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Après un premier débat sur le projet de loi travail, le 20 avril dernier, la Faculté de droit accueille une rencontre citoyenne et universitaire sur le thème « Résistance », mardi 13 septembre. À cette occasion, Chantal Cutajar, maître de conférences en droit privé et organisatrice de cet événement, nous éclaire sur cette démarche.

Pourquoi avoir choisi « Résistance » comme thème de la prochaine rencontre ?

J’ai côtoyé beaucoup d’étudiants qui ont participé au mouvement Nuit debout. Et comme on peut le constater depuis un certain temps, il y a de nombreux rassemblements citoyens autour de thématiques diverses et variées comme sur le terrain des "Grands projets inutiles imposés" mais aussi dans les champs ou les ateliers bio et alternatifs, dans les communautés écologistes et libertaires. C’est un sujet qui intéresse. Antoine Peillon, grand reporter à La Croix et auteur de l’ouvrage Résistance paru en début d’année, sera là pour apporter son éclairage politique, sociologique, tandis que j’aborderai les apports du droit sur le sujet. Nous souhaitons, avec cette rencontre, nourrir intellectuellement ce mouvement de résistance spontané de tous ceux qui veulent une société plus juste et plus fraternelle.

Pouvez-vous nous rappeler le principe de ces rencontres ?

Elles reposent sur le triptyque savoir/comprendre/agir, c’est-à-dire transmettre un savoir à la portée du citoyen sur un sujet de société pour qu’il en comprenne les enjeux et qu’il puisse agir en connaissance de cause. Lorsque nous avons décidé de lancer ces rencontres, nous nous sommes rendu compte que peu de personnes savaient vraiment ce qu’il y avait dans La loi travail. Il était donc important de leur apporter les éléments de base avant d’en débattre. Par ces rencontres, nous souhaitons rendre le citoyen acteur de la société dans laquelle il veut vivre, c’est pour cela qu’elles sont ouvertes à tous.

Quel avenir pour ces rencontres-débats ?

Nous aimerions organiser une rencontre toutes les six ou sept semaines, soit deux d’ici aux congés de Noël. Fin octobre, nous aborderons la question de la directive européenne sur le secret des affaires, qui fait peser une menace sur le travail d’investigation des journalistes et l’action des lanceurs d’alerte. Et dans une prochaine rencontre, nous aimerions parler de la fraternité, troisième versant de la République. Ce sera sans doute un débat très ouvert qui fera intervenir de nombreuses disciplines ; c’est aussi un objectif de ces rencontres d’apporter des éclairages transdisciplinaires.

Recueilli par Floriane Andrey

 

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