Diabète et thérapie cellulaire

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08/06/2016

De la recherche fondamentale au traitement physiologique

Le diabète de type 2 : le plus courant

Dans leur grande majorité (90%), les patients diabétiques sont d’abord des personnes âgées ou en surpoids, dont l’organisme est soumis à un « stress cellulaire ». La détection de l’insuline par les tissus ne se fait plus correctement, et l’organisme en produit davantage : c’est le stade pré-diabétique. Mais à force de produire trop d’insuline, les cellules ß (bêta) qui se trouvent concentrées dans les îlots de Langerhans du pancréas, finissent par s’épuiser et deviennent inefficaces. C’est le diabète de type 2, sur lequel travaille notamment l’équipe du professeur Romeo Ricci, à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC).

Le diabète de type 1 : une réaction auto-immunitaire

Dans 10% des cas seulement, les patients diabétiques souffrent en fait d’une pathologie auto-immune : c’est le diabète de type 1. L’organisme se méprend sur l’identité des cellules ß et se met à les détruire. Ce diabète se détecte généralement à la fin de l’enfance ou au début de l’adolescence, une fois que le stock de cellules produisant l’insuline est détruit. À l’IGBMC, Gérard Gradwohl étudie précisément la formation des cellules pancréatiques et leur différenciation. Les travaux de son équipe pourraient aider les biologistes à fabriquer un jour des cellules ß de synthèse à implanter dans le pancréas de patients diabétiques. À ce jour, seule la greffe d’îlots de Langerhans issus d’organes de donneurs décédés est possible. Mais l’opération peut nécessiter plusieurs pancréas de donneurs pour permettre de greffer assez de cellules à un patient receveur. Il est donc important de pouvoir disposer d’une source alternative de cellules insulino-sécrétrices.

Vers un traitement physiologique du diabète

Le laboratoire Diatech et l’entreprise Defymed, que dirige Séverine Sigrist, tentent quant à eux de développer un bio-pancréas artificiel à greffer sur les patients. Il suffirait alors d’injecter dans cette interface biotechnologique de nouvelles cellules ß qui produiraient l’insuline nécessaire à l’organisme, détectant automatiquement le taux de glycémie dans le sang.

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