Emilia Vogtenberger : un service civique en faveur de l’environnement

03/06/2020

[Série]. Nos étudiants ont du talent, épisode 3. Pour sa reprise, la série « Nos étudiants ont du talent » va à la rencontre d’Emilia Vogtenberger. En service civique au sein de la cellule Développement durable de l’université depuis septembre, l’étudiante de 20 ans dresse le bilan d’une année bien remplie !

Confinée dans l’appartement familial en Allemagne, Emilia Vogtenberger a un peu de mal, au téléphone, à couvrir de sa voix les aboiements de sa chienne, à ses côtés. « Je vais juste aller vérifier qu’elle a assez d’eau ! » Précaution parfaite pour introduire la naissance de sa « conscience écologique », qu’elle date parfaitement : « C’était juste après avoir vu un documentaire sur l’exploitation animale, à la fin du collège ». Du même coup, elle devient vegan – « mais pas rigide, je n’aime pas me présenter ainsi et me coller cette étiquette » -, convertit progressivement sa famille à diminuer sa consommation de viande, et débute un engagement qui ne faiblira pas. D’abord comme élue au conseil d’administration de son lycée, puis bénévole au sein de l’association Alsace Nature et au sein du Bureau des initiatives de Sciences Po Strasbourg. Faits d’armes ? « Eviter le gaspillage au self et intégrer plus de bio aux menus ; organiser des courses éco-conçues ; sensibiliser les étudiants au fait maison et leur proposer des paniers bio », énumère-t-elle.


Pas de pression pour le pot de départ !

Autant d’échelons gravis qui font d’elle la candidate idéale pour le poste de service civique de la cellule Développement durable de la Direction du patrimoine immobilier, qui prend alors de l’ampleur à ce moment-là. « Je venais de passer ma troisième année de Sciences Po en Autriche. Je sentais que j’avais envie d’un an de réflexion pour affiner mes choix. » Ce sera donc une année de retour à Strasbourg, au service de l’environnement. Une année passée à la vitesse de l’éclair, et qui s’achève de façon bien étrange… « Alors j’avoue, ça m’enlève la pression du pot de départ ! » sourit Emilia. Qui, quand elle regarde dans le rétroviseur, se souvient « des moment marquants : l’organisation du challenge Easy to change et la notation des défis pour départager les gagnants (un vrai casse-tête !), celle du Tour de France Agir ensemble, le lancement et l’animation de notre espace sur Ernest (300 inscrits aujourd’hui !). J’ai aussi apprécié écrire les articles pour L’Actu. J’ai eu un peu plus de mal avec la rédaction de la newsletter, qui était sur ma feuille de route. Je me demandais un peu pourquoi compiler ces infos qui sont disponibles ailleurs. Mais en voyant qu’elle était lue, ça m’a remotivée ». Elle en retient surtout « le contact avec les gens, je crois que c’est ce que j’ai le plus aimé, comme lors de notre plantation de bulbes, en décembre ! » Il faut dire que « si parfois j’ai un peu cherché ma place, ma légitimité, j’ai été bien entourée ». Notamment par ses deux tutrices, Alexia Martin et Clarisse Pham. Cette dernière « a occupé cette même place de service civique avant moi. J’ai pu lui poser toutes mes questions, et je crois qu’on a formé un bon duo pendant un an ! »

Lâcher-prise 

Pour son baptême du feu en milieu professionnel, Emilia reconnaît « avoir fait de très belles rencontres, mais s’être aussi heurtée parfois à certaines frustrations, comme le fait de devoir respecter des procédures longues et fastidieuses pour les commandes. J’avais envie que les choses se fassent tout de suite « ! » Elève précoce (elle a un an d’avance), elle ne manque pas d’en tirer un enseignement : « Je crois qu’au début de mon engagement, j’étais beaucoup dans l’émotionnel. J’avais beaucoup de colère en moi. J’ai appris le lâcher-prise, à accepter que je ne peux pas tout changer à moi toute seule. » Mais comme le colibri, à faire sa part.

Elsa Collobert

Nos étudiants ont du talent

Une série de portraits est consacrée en 2020 aux mille et un talents, tout autant sportifs, artistiques, liés à leurs études ou non, nichés parmi les 50 000 étudiants de l’Université de Strasbourg. Des rencontres sortant de l'ordinaire, des parcours inspirants... Ces textes sont publiés chaque mois dans les médias de l’Unistra.

Episode 1 – Adrien et Pierre-Louis, aventuriers des mers les pieds sur terre

Episode 2 – Imane Lannani, la vocation en étendard

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