Quand la jeune génération suscite le débat autour de l'Europe

15/01/2020

L'Europe en questions, c'est un programme de six conférences-débats orchestrées par l'université et la Ville de Strasbourg pour partager le savoir et les enjeux sur l’avenir du projet européen. Les étudiants, comme les enseignants-chercheurs, apportent leur pierre à l'édifice en participant au programme, à l'organisation et à l'animation.

Deux associations étudiantes, Athena et Sciences Po Forum, participent à l’organisation et à l’animation des Grands débats.
Deux associations étudiantes, Athena et Sciences Po Forum, participent à l’organisation et à l’animation des Grands débats.

« C'est nous qui allons bâtir le futur de l'Europe, nous sommes associés à la continuité du projet européen. Il est primordial de créer des occasions de débats pour questionner la société. J'apprécie beaucoup la démarche de l'université qui nous propose de participer et nous écoute », commente Diane Tardy, 21 ans, en 4e année à Sciences Po Strasbourg et présidente de l'association Sciences Po Forum. Elle est l'une des étudiantes impliquées dans l'organisation de cette série de Grands débats* qui rythmeront l'hiver strasbourgeois, du 16 janvier au 12 mars 2020.

La formule est la suivante : 20 minutes de parole pour l'invité principal venant du monde universitaire, politique, institutionnel ou de la société civile, 20 minutes de questions préparées par les étudiants et 20 minutes de débat avec la salle. Parmi les invités, cette année : la présidente de la Géorgie, le président de la Cour européenne des droits de l'homme, un réalisateur de documentaire, une députée européenne, un philosophe... Et pour les thèmes des débats : la nouvelle génération européenne, l'égalité entre les genres, les migrations générationnelles au Portugal, la mémoire européenne, et les droits de l'homme.

L'avenir du projet européen

Ce choix est le résultat d'une réflexion collective amorcée depuis septembre 2019. Quels sujets d'actualité agitent l'Europe ? Quelles questions intéressent les étudiants, la communauté universitaire et les habitants ? Comment les rendre accessibles et attractives ? Autour de la table pour le brainstorming se sont retrouvés Mathieu Schneider, vice-président Culture et sciences en société, à l'initiative de ces Grands débats en 2015 ; Sophie Hedtmann, du Service universitaire de l'action culturelle, Margaux Lucas du Lieu d'Europe (Ville de Strasbourg), des enseignants-chercheurs de la Faculté de droit et de Sciences-Po, et deux associations étudiantes, Sciences Po Forum et Athena, l'association culturelle des juristes.

Parce qu'ils représentent l'avenir du projet européen, les étudiants ont été, comme l'année dernière, invités à participer à l'organisation de ces Grands débats. Dès la construction du programme, ils ont pu proposer des thèmes, des intervenants et des lieux. Ainsi, l'idée de la table ronde sur « Égalité des genres, que peut l'Europe pour les femmes ? » vient de Sciences Po Forum. « Après le mouvement #MeToo, et dans l'actuel débat sur le droit des femmes, c'est un sujet important, qui nous tenait à cœur », souligne Diane Tardy.

Questions à l'invité

Ils sont également impliqués dans l'animation des conférences-débats, aux côtés d'un enseignant-chercheur. Ils prépareront et poseront des questions à l'invité et animeront le temps de débat avec le public. Pour Carole Ziélinski, trésorière d'Athena et diplômée du master Santé, environnement et politique, « c'est un excellent exercice pour la prise de parole en public, l'animation de débats, la médiation, l'organisation d'évènements ». Sa motivation est aussi, et surtout, de diffuser les questions européennes dans la population étudiante, pas suffisamment intéressée, déplore-t-elle.

Organisées au Lieu d'Europe, au Palais Universitaire, au Cristal Shop, à Sciences Po et à la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU), les conférences visent les étudiants, la communauté universitaire et les habitants. 100 à 200 personnes sont attendues pour chaque conférence. Avec l'implication des associations et leur relais dans la communication, notamment via les réseaux sociaux, les étudiants sont davantage représentés dans le public. C'est l'attente de Carole Ziélinski : que les étudiants viennent nombreux à ces débats et s'emparent de ces questions.

Stéphanie Robert

* Bénéficie du soutien de l'Initiative d'excellence, dans le cadre des Investissements d'avenir

Fondation Université de Strasbourg
Investissements d'Avenir
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