Ecole et observatoire des sciences de la Terre (EOST)

Introduction à l’épistémologie des sciences et aux relations science-société

  • Cours (CM) 24h
  • Cours intégrés (CI) -
  • Travaux dirigés (TD) 12h
  • Travaux pratiques (TP) -
  • Travail étudiant (TE) 64h

Langue de l'enseignement : Français

Description du contenu de l'enseignement

Cet enseignement vise à répondre aux questions « que signifie être scientifique ? » en tant que métier, professionnel dans une institution, acteur de la connaissance, acteur des relations sciences et société, etc. ; et quels sont les enjeux de l’écriture et de l’oral en science ?

Il s’agit avant tout de donner aux étudiant.es des outils pour appréhender le discours scientifique et rester critique par rapport aux informations qu’elles et ils peuvent recevoir et aux situations de médiation avec des publics auxquelles elles et ils peuvent participer.

Grâce aux travaux de recherche en études de sciences ou STS (Science and Technology Studies) et aux sciences de l’information et de la communication, cet enseignement développe la façon dont les sciences se construisent, les manières dont les sciences se communiquent (par les journalistes, les médiateur.rices, les chercheur.es eux-mêmes, etc.) et dont elles circulent en société. Nous aborderons ainsi les enjeux sociaux, économiques, politiques de la construction des discours scientifiques et de médiation scientifique, et nous nous poserons notamment les questions suivantes : comment se construit un discours scientifique, un discours sur la science ou encore un discours de médiation scientifique ?Quelles sont les postures des acteurs et comment les comprendre ? Quels sont les outils d’analyse de ces postures et de ces discours dont on dispose ?Quelles sont les fonctions du discours de médiation scientifique ?En quoi peut-on parler d’éthique de la médiation science-société ? Comment peut-on mettre en œuvre des formes de réflexivité sur les enjeux des discours scientifiques ou de scientifiques ?

Nous étudierons des cas concrets : des articles de vulgarisation, des conférences grand public, des ateliers de médiation, Ma thèse en 180s, des pratiques de blogging scientifique, etc. L’ensemble de ces discours, écrits ou oraux, sont considérés comme situés, adr essés et en relation.

Le cours s’appuie sur une approche épistémologique, dans le sens d’une étude critique des sciences, de la connaissance scientifique, et des activités scientifiques en société.

Bibliographie, lectures recommandées

BABOU, I. et LE MAREC, J. (2008). Les pratiques de communication dans les institutions scientifiques. Processus d’autonomisation, Revue d’anthropologie des connaissances, n°3, p.115-142

BENNET T., « Civic laboratories, Museums, cultural objecthood and the governance of the social », in Cultural Studies Vol. 19, No. 5 September 2005, pp. 521-547.

BENSAUDE-VINCENT, B. (2003), La science contre l’opinion, histoire d’un divorce, Paris, Les empêcheurs de penser en rond.

BOURDIEU P. (2001), Science de la science et réflexivité, Paris, Editions Raisons d’agir.

BOURDIEU P. (2001), Les usages sociaux de la science – Pour une sociologie clinique du champ scientifique, Paris, Inra éditions.

FRICKER, M. (2007), Epistemic Injustice: Power and the Ethics of Knowing, Oxford University Press.

HARDING S. (1993), « Rethinking Standpoint Epistemology : What is Strong Objectivity ? », dans Linda Alcoff et Elizabeth Potter (dir.), Feminist Epistemologies, New York & London, Routledge, pp. 49-82.

JACOBI, D., SCHIELE, B. et al. (1988). Vulgariser la science – Le procès de l’ignorance, Seyssel, Champ Vallon.

JACOBI, D. (1999), La communication scientifique – Discours, figures, modèles, Grenoble, P.U.G.

JEANNERET, Y. (2008), Penser la trivialité. Volume 1¿ : La vie triviale des êtres culturels, Paris, Éd. Hermès-Lavoisier, coll. Communication, médiation et construits sociaux, 266 p.

JURDANT B. (2006), Parler la science, revue Alliage, n°59.

JURDANT, B. (1969). « Vulgarisation scientifique et idéologie. » Communications 14(1): 150-161.

JURDANT, J. (1982), « Popper entre la science et les scientifiques », Fundamenta Scientia. Vol.3, N°1, p. 113-124.

LABASSE, B (2001), La communication scientifique, Pôle universitaire de Lyon.

LATOUR B., WOOLGAR S., (1996). La vie de Laborato ire. La production des faits scientifiques, Paris, La découverte.

LATOUR B., (2001) Le métier de chercheur, Paris, Inra éditions.

PAILLART I. (dir.), La publicisation de la science, Presse Universitaire de Grenoble, 2005.

PESTRE D. (2006), Introduction aux sciences studies, Paris, La Découverte.

PESTRE D. (2003), Sciences, Argent et politique : un essai d’interprétation, Paris, Editions Quae.

STENGERS I., BENSAUDE-VINCENT B., (2003). 100 mots pour commencer à penser les sciences, Paris, Les empêcheurs de penser en rond.

STENGERS I. (1997), Sciences et pouvoirs. Faut-il en avoir peur ?Bruxelles, Labor.

VINCK, D. (2007), Sciences et société. Sociologie du travail scientifique, Paris, Armand Colin.

D’autres textes et références bibliographiques seront donnés en cours.

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