Et si le méthane martien venait du vivant ?

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23/03/2016

©Kevin Gill/FlickR-CC Attribution

Le 3 août 2016, à Cap Canaveral en Floride, une culture de micro-organismes préparée par une équipe du laboratoire Génétique moléculaire, génomique et microbiologie (GMGM, Unistra-CNRS) décollera à destination de la station spatiale internationale. L’objectif : évaluer la possibilité que le méthane détecté sur Mars ait une origine microbiologique.

Cette expérience unique marque la première collaboration scientifique entre l’Université de Strasbourg et l’Université spatiale internationale d’Illkirch (ISU), qui coordonne ce programme en partenariat avec Airbus et avec le soutien de l’Eurométropole de Strasbourg. Elle fait suite à la découverte par le rover Curiosity en 2014 de traces de méthane à la surface de la planète rouge. Parmi les hypothèses avancées, ces émanations pourraient être liées à une forme de vie microbiologique dans le sous-sol martien. En attendant qu’une mission humaine puisse se rendre sur place pour enquêter, le projet porté par l’ISU consiste à tester l’adaptabilité de micro-organismes terrestres dans des conditions environnementales proche de l’atmosphère martienne. Charge au Pr Stéphane Vuilleumier et son équipe*, spécialistes des micro-organismes qui métabolisent et produisent des composés à un atome de carbone comme le méthane, de choisir et de préparer le candidat adéquat. Car pour prétendre survivre sur Mars, les critères de sélection sont drastiques !

* Équipe Adaptation et interactions microbiennes dans l’environnement (AIME)

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