Ce que les macaques nous apprennent des réseaux sociaux

Le 26 février 2016, une équipe de recherche de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, Unistra/CNRS) a publié une étude dans Nature Scientific Reports. La chercheuse Julie Duboscq, sous la supervision de Cédric Sueur et d'Andrew MacIntosh, a passé onze mois à observer des groupes de macaques japonais dans leur environnement naturel. Les scientifiques ont constaté que le nombre de parasites chez les singes dépendait du réseau social de chaque individu. Une connaissance qui pourrait servir aux humains et les aider à mieux juguler des épidémies : plutôt que de vacciner l'ensemble d'une population, il suffirait de traiter les personnes centrales d'un réseau.

L'étude

L'étude a été financée par l'Institut d'Études avancées de l'Unistra (USIAS) et la Société japonaise pour la promotion de la science (JSPS). Elle a été menée conjointement par l'Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (IPHC, UMR 7178 – Unistra/CNRS) et le Primate Research Institute, Kyoto University.

Un road-book sur les traces des macaques

Cédric Sueur participe aussi à l'écriture d'un livre destiné au grand public sur les macaques japonais, des singes fascinants, capables de supporter des conditions climatiques extrêmes. Ce projet ambitieux associe notamment des primatologues anglais et japonais. Il est financé par l’Université de Strasbourg (IDEX), le CNRS et Ethobiosciences, soutenu par la Maison Universitaire France-Japon et la Japan Society for the Promotion of Science, et organisé par les éditions Issekinicho.

Depuis des semaines, le photographe Alexandre Bonnefoy sillonne le Japon pour photographier des groupes de singes en vue de l'édition de cet ouvrage, qui devrait paraître en octobre 2016 et donner lieu à un cycle de conférences. Il documente son aventure par une série de vidéos en ligne.