Les réalisations

La "renaissance" du grand amphithéâtre Cavaillès (novembre 2013)

A travers la restauration du Grand Amphithéâtre Jean Cavaillès, l’Opération campus a favorisé un projet à la fois innovant et respectueux du patrimoine historique de l’université dans ses dimensions esthétiques, fonctionnelles, et symboliques...  Le projet architectural ainsi réalisé parvient à préserver « l’âme » de cette salle, si emblématique de la vie universitaire strasbourgeoise et de son architecture qualifiée de « moderne » lors de sa construction en 1966, tout en l’équipant d’outils numériques en adéquation avec la formation des étudiants.

Une place importante dans le paysage de l'Université

Construit en 1966 par l’architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux, Pierre Vivien et les architectes d’opération, Pierre Eldin et Jean Dick, le « grand amphithéâtre » de la faculté des lettres et sciences humaines (le Patio), a toujours occupé une place importante dans l’histoire et le paysage de l’université tout entière.

En effet, son estrade normalement réservée aux professeurs fut, parfois, le théâtre de la vie étudiante, l’épicentre du rassemblement et des échanges étudiants souvent contestataires. Cet édifice pouvait aussi être considéré par sa situation géographique et par les fonctions centrales qu’il occupait, comme le cœur de l’université des années soixante.

Initialement conçu comme l’un des plus grands amphithéâtres, avec une capacité d’environ 600 places, il était équipé d’un dispositif de traduction simultanée, supprimé dans les années 80 et d’un projecteur historique. Petit à petit, cet amphithéâtre était délaissé pour les cours, les installations techniques d’origines, étant totalement obsolètes.

La mise en valeur du patrimoine : une priorité

L’Université de Strasbourg a choisi de rénover le « grand amphithéâtre » dans le cadre de l’Opération Campus dont la mise en valeur du patrimoine immobilier universitaire est une des grandes priorités.

Aussi, ces enjeux symboliques et patrimoniaux ont-ils été abordés à travers la résolution de questions fonctionnelles et techniques. Cette restauration visait principalement à régler plusieurs problèmes : murs dégradés, sièges endommagés, tables détériorées, éclairage obsolescent, renouvellement indispensable des installations usagées de chauffage et de ventilation, inaccessibilité etc.

Pour conserver l’esprit initial, plusieurs éléments ont été totalement remis à neuf (les habillages des parois en bois), refaits à l’identique (plafonds, sièges etc.), ou résolument modernisés (éclairage LED). De même, l’intégration discrète des outils numériques et de prises électriques sous les tablettes pour les étudiants, en fait un amphithéâtre qui conjugue l’esprit des années 60 avec les exigences du 21e  siècle.

Un amphithéâtre numérique

Le projet s’inscrivait aussi dans le cadre du développement des usages du numérique et d’une recherche d’une plus grande qualité de travail et de vie universitaire. A cette fin, des équipements nouveaux ont été installés :

  • la mise en place de luminaires amovibles pour faciliter la maintenance et à intensité variable pour nous permettre à la fois la maîtrise de nos consommations d’énergie et fournir l’éclairement exigé en fonction de l’usage des locaux
  • la wifi
  • la vidéo projection
  • un système de sonorisation moderne agissant également sur les appareils individuels des personnes malentendantes
  • une chaire de grandes dimensions
  • un dispositif de conférence accessible aux personnes handicapées
  • un pupitre réunissant, sur un seul écran tactile, l’ensemble des moyens de présentation, de sonorisation et de pilotage de l’amphithéâtre...

Les acteurs de la rénovation

Engagés et portés auprès du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche par la présidence de l’Université de Strasbourg, ces aménagements ont été coordonnés par l’atelier d’architectes Delécrin-Mey, qui a accordé une attention particulière aux détails et en particulier à la restructuration patrimoniale des fauteuils.

Les travaux ont été conduits par Gérard Weil et Damien Bertrand de la direction du patrimoine immobilier et supervisés par Patrick Launay et les équipes de la direction des affaires logistiques, représentants les futures bénéficiaires.

Ils ont été réalisés dans un délai contraint par les bureaux d’études et de contrôles SBE, Scène acoustique, Véritas, BECS et les entreprises CDRE, HITTIER, IEC, KAPP, SDEL, SIFFERLIN, SOBRIMA ou SOVEC.

Un parc central au cœur du campus de l’Esplanade (2011)

logo campus vert
campus l'été
campus l'été

Première phase : une « équerre » de verdure

La création d'un parc public sur le campus central marque l'une des première réalisation concrète dans le cadre de l’Opération campus. La première tranche des travaux du parc a consisté à redessiner, sur une zone « en équerre », le stationnement et l’entrée du campus aux abords, en intégrant une dimension paysagère.

Une ceinture de stationnement « verte » », a été aménagée à l'est et au sud du campus, à savoir, un grand parking de 200 places arboré par 300 arbres, entre la Misha, le Pangloss et l'arrière du Patio.Les matériaux ont tous été choisis dans un objectif écologique : les pavés sont drainant, les eaux de ruissellement stockées dans des bassins sous les sols.Ces aménagements ont été coordonnés avec les services de la CUS de manière à s'inscrire dans l'esprit du réaménagement de la rue de Rome.


Les parvis monumentaux devant les bâtiments emblématiques des années 1960 ont été remis en perspective pour l’occasion. Un éclairage adapté améliore la sécurité et l’image du site la nuit, sans pollution lumineuse inutile, tandis que l’implantation de nombreux arceaux à vélos favorise des déplacements plus respectueux de l’environnement.

 Plusieurs entrées du campus ont été réaménagées. La place d'Athènes, qui matérialise l'entrée du campus depuis le boulevard du général de Gaulle, a été entièrement piétonnisée, Les travaux ont été réalisés en collaboration avec la Communauté urbaine de Strasbourg.

La rue Monge, entre l'INSA et le restaurant universitaire, a été aménagée en « zone piétonne de rencontre ». Le partage de la voirie se fait entre les piétons et les véhicules à faible vitesse au centre de la rue ». 25 arbres ont été plantés et 60 arceaux à vélo posés.


Ces réalisations créent un effet de décloisonnement profitable à tous.

Les phases à suivre…