Lutte contre le réchauffement climatique : un lauréat de l’appel MOPGA à Strasbourg

20/12/17

Giulano Giambastiani est l’un des 18 chercheurs lauréats de la première vague de l’appel à projet « Make our planet great again » (MOPGA) lancé par le président de la République Emmanuel Macron. Ce chercheur italien sera accueilli très prochainement à l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES), unité mixte de recherche entre le CNRS et l’Université de Strasbourg.

Giulano Giambastiani est chercheur senior du Centre national de la recherche italien à l’Institut de chimie des composés organométalliques (ICCOM-CNR). Ce scientifique de 47 ans travaille notamment sur la synthèse et la caractérisation de nouveaux nanomatériaux pour la catalyse. Il collabore depuis plusieurs années avec Cuong Pham-Huu, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de chimie et procédés pour l’énergie, l’environnement et la santé (ICPEES- UMR7515 CNRS-Université de Strasbourg).

Les deux collaborateurs ont donc candidaté à l’appel lancé aux chercheurs par le président de la République à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique, suite à la décision des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris en juin 2017. Leur projet baptisé TRAINER a été retenu parmi 450 candidatures. Il bénéficiera d’un financement de 750 000 euros sur quatre ans apporté par l’ANR, complété par un apport équivalent de la part du laboratoire accueillant, du CNRS et de l’Université de Strasbourg.

Dans le domaine de la « transition énergétique », le projet TRAINER a pour objectif de développer des catalyseurs durables pour les énergies renouvelables. Les travaux de recherche engagés exploreront des pistes scientifiques ambitieuses pour déboucher sur des percées technologiques concrètes. Ils porteront essentiellement sur l’amélioration de processus actuellement « gourmands » en énergie, pour arriver à les mettre en œuvre dans des conditions de réactions douces et sans émission de CO2 et en limitant l’utilisation des métaux. Ces technologies de catalyse seront appliquées à :

  • la production d’H2 à partir de l’électrolyse de l’eau ;
  • la production d’hydrocarbures à partir de la biomasse par la réaction d’hydrodéoxygénation ;
  • la production de composés chimiques et combustibles à partir de l’électroréduction du CO2.

Toutes ces réactions utiliseront de nouveaux catalyseurs contenant peu de métaux voire aucun.

Ce projet s’appuie également sur des collaborations fortes avec les équipes du professeur Ovidiu Ersen (Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg, UMR 7504 CNRS – Université de Strasbourg) et du Dr. Spiridon Zafeiratos (ICPEES) en ce qui concerne les caractérisations operando des catalyseurs, mais aussi sur des compétences du laboratoire d’origine du porteur (ICCOM-CNR) dans la conception de catalyseurs dédiés ce qui renforcera les chances de réussite du projet.

Au-delà, ce financement permettra de former une nouvelle génération de scientifiques sur des préoccupations largement partagées actuellement dans l’espace européen autour de la question de la catalyse et des énergies renouvelables.